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LA RESTITUTION D’ACTEUR COMMUNAU'TERRE
Nouvelles technologies
Pour être encore plus efficaces dans leur fonction de médiation sur le foncier rural, les chefs
traditionnels devraient bénéficier de l’apport des technologies nouvelles. Cela permettrait de
sécuriser la tradition et de lui permettre de gagner en crédibilité. Il importe aussi que l’Etat et les
bailleurs de fonds se coordonnent, dans leur volonté de clarifier et sécuriser les droits fonciers,
dans le respect de la tradition. L’introduction dans les villages des nouvelles technologies doit
aider à clarifier les droits de chacun, permettant de numériser et d’enregistrer les connaissances
traditionnelles sans que celles-ci soient travesties. La formation à l’utilisation des nouvelles
technologies va de pair avec l’amélioration de la gouvernance foncière locale. Ici encore,
tradition et modernité ne doivent pas être opposées mais être complémentaires de façon à ce
que les nouveaux outils (GPS, cartographie, …) constituent un appui réel qui aide les chefs de
village à sécuriser les terres et à limiter les conflits fonciers.
Améliorer la gestion villageoise des territoires
Créés par décret du 13 octobre 99, en application de la loi sur le foncier rural de 98, les CVGFR
(comités villageois de gestion du foncier rural) doivent être un véritable organe de gestion
consensuel, instaurant la confiance entre villageois et administration et améliorant le vivre
ensemble, pour renforcer le cercle vertueux de l’interaction entre les villageois et l’Etat. Force est
de constater que certains CVGFR sont quelque peu en sommeil. Plusieurs raisons peuvent
expliquer cette léthargie : ces CVGFR sont souvent mal composés, n’ont pas de missions en
dehors de la procédure de certification foncière, et leurs membres et responsabilités sont
insuffisamment connus des villageois. Il faut donc agir simultanément, en liant impérativement la
sensibilisation et l’information à l’action. Pour cela, il Faut une méthodologie reposant sur une
approche qualitative de type participatif, faisant appel à des outils comme la MARP (méthode
active de recherche participative), l’arbre à problème et la matrice de classification par paire.
On pourrait également soumettre aux villageois une fiche de proposition de noms de membres
potentiels. L’organisation proposée comprendrait un organe décisionnel (chef de village
président d’honneur, président chef de terre, coordonnateur, trésorier, etc.) et un organe
technique (arpenteurs, archivistes, informaticiens). Un règlement intérieur contextualisé
permettrait de clarifier les rôles, les missions et le rythme des réunions.