Le fadeau de la dette en Afrique

L’infrastructure comprend divers éléments nécessaires au fonctionnement de l’économie. Les infrastructures peuvent améliorer les structures de l’économie, accroître la rentabilité des entreprises, stimuler le marché du travail ainsi que les investissements dans le secteur privé. Selon un rapport de la Banque mondiale (1994), l’infrastructure publique est la roue de l’activité économique, et la défaillance des infrastructures dans les pays pauvres retarde leur décollage. A titre d’exemple, l’accès à l’énergie est une condition préalable nécessaire au développement économique et social ; car presque toute activité de production requiert un apport en énergie. Le seul problème auquel les pays africains doivent faire face est le financement des infrastructures.

Depuis 2011, l’Etat de Côte d’Ivoire est engagé dans un vaste programme de construction des infrastructures financé essentiellement par l’aide extérieure. Ce recours croissant à l’épargne étrangère après l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE fait l’objet d’un vif débat. Ce présent papier a pour objet de faire un éclairage sur le mode de financement des infrastructures en s’appuyant sur le cas de la Côte d’Ivoire. Cette réflexion aboutit au résultat suivant : l’aide fournit le financement, les compétences et la technologie aux pays pauvres ayant difficilement accès aux financements privés. Mais elle se heurte aux faibles capacités d’absorption et crée des effets pervers tels que le biais en faveur des projets capitalistiques et les charges récurrentes (Gabas 2005). Elle est souvent détournée de ses fins et ses effets multiplicateurs sont limités, accentuant le cercle vicieux de l’endettement. Il apparaît donc urgent de trouver des modes alternatifs de financement des infrastructures en Afrique.

Une analyse de Séraphin PRAO.

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